hypnothérapeute et sophrolgue a Bernay Virginie ostré

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Etats de panique et crises de panique

États de panique et crises de panique

Comprendre pour apaiser

Un état de panique correspond à une fausse alerte du système de survie.

Le cerveau croit à un danger imminent alors qu’il n’y en a pas. L’alarme se déclenche, le corps réagit… mais la menace est imaginaire.

Au centre de ce mécanisme se trouve l’amygdale, une petite structure cérébrale chargée de répondre à une question essentielle :

« Suis-je en sécurité ? »

Lorsqu’elle perçoit un danger, réel ou supposé, l’amygdale active le mode survie. Le corps libère alors de l’adrénaline et du cortisol afin de fuir ou de combattre. Ce réflexe est naturel, utile et même vital.

Le problème survient lorsque cette amygdale devient trop sensible. Elle se met à interpréter certaines sensations corporelles ou situations comme dangereuses, alors qu’elles ne le sont pas. Par excès de protection, le cerveau préfère déclencher l’alarme plutôt que de prendre le risque de ne rien faire.

La crise de panique est donc une erreur d’évaluation du système de protection.

Lors d’une crise, la personne n’est pourtant jamais en danger. Elle ne va ni mourir, ni faire un infarctus, ni perdre la raison. Mais les sensations sont si intenses que le cerveau donne l’illusion parfaite que cela pourrait arriver. Pour lui, le corps se comporte comme s’il venait d’être attaqué… alors qu’il ne s’est rien passé.

Le corps mobilise alors toute son énergie : accélération du rythme cardiaque, respiration plus rapide, tensions musculaires, vertiges, sueurs, sensations d’oppression ou d’étouffement. Ces manifestations sont impressionnantes mais inoffensives. Ce sont des réactions normales du corps en mode survie.

Le véritable piège réside dans la peur des sensations.

À force d’expériences répétées, le cerveau apprend à associer certaines sensations physiques à un danger. Comme dans un conditionnement, il anticipe, surveille, redoute… ce qui renforce l’anxiété et augmente encore l’intensité des symptômes. Un cercle vicieux s’installe.

Chercher à lutter contre la panique ou à l’éviter à tout prix ne fait que l’amplifier. Vouloir absolument « ne pas paniquer » revient à maintenir l’attention sur la peur. Le cerveau ne comprend pas la négation et produit l’effet inverse : c’est l’effet rebond.

L’agoraphobie repose sur le même mécanisme. Il ne s’agit pas de la peur des lieux, mais de la peur de faire une crise dans un endroit où l’on ne se sent pas en sécurité. Plus la personne tente de contrôler ou de fuir, plus le système de protection se renforce.

L’accompagnement vise alors à désamorcer ces associations erronées.

Grâce à l’hypnose et à la sophrologie, il devient possible d’apaiser le système nerveux, de réconcilier le cerveau avec les sensations corporelles et de restaurer un sentiment de sécurité intérieure. Les anciennes mémoires émotionnelles s’allègent, les pensées catastrophiques perdent leur pouvoir, et le cerveau comprend peu à peu qu’il n’a plus besoin de déclencher l’alarme.

Les états de panique ne sont pas une fatalité. Ils sont un signal mal interprété.

Et lorsque le cerveau apprend à corriger cette erreur, le calme peut durablement revenir.

L’hypnose et la sophrologie offrent un cadre particulièrement adapté pour ce travail de réapaisement. Elles permettent d’agir en douceur sur le système nerveux, de restaurer une relation de confiance avec le corps et de modifier les automatismes inconscients à l’origine des crises. En apprenant à accueillir les sensations sans les redouter, à réguler la respiration et à relâcher les tensions profondes, le cerveau intègre progressivement qu’il n’y a plus de danger. Les anciennes associations se défont, la peur de la peur s’estompe, et une sensation de sécurité intérieure s’installe, durablement.

 

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